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BGDA : Des artistes grognent !
Photo d'illustration : l'ensemble instrumental et chorale de Guinée dirigé par Elhadj Sékouba Kandia Kouyaté

BGDA : Des artistes grognent !

Le bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) a procédé il y a quelques jours au payement du droit d’auteur aux auteurs compositeurs et interprètes. Mais ce payement tant attendu n’a pas fait que des heureux dans la cité. Certains artistes se sont fait entendre sur les réseaux sociaux et dans les médias privés de la place car les montants souvent perçus sont dérisoires.

Depuis l’indépendance de notre pays la Guinée, seul le gouvernement reverse au BGDA le payement du droit d’auteur par rapport à la diffusion des œuvres phonographique et vidéographique (son et clip) diffusées dans les médias d’Etat, c’est à dire la RTG Koloma et Boulbinet, la radio nationale et les radios rurales. Ces redevances sont aussitôt redistribuées aux ayants droits en fonction du pourcentage de diffusion dans ces médias cités et les fiches de diffusion existent selon une source.

Ce mois ci, la masse financière était plus d’un milliard huit cent sept millions cent trente mille (1. 807. 130.000) francs guinéens soit moins de 180 mille euros à répartir entre plus de quatre mille deux cents (4.200) auteurs nous a confié une source. Ce qui a permis à des artistes de percevoir 150 mille francs guinéens et d’autres plus d’un million quatre cent mille (1.400.000) francs guinéens.

Il faut noter que nos textes de lois sur le droit d’auteur en République de Guinée sont caducs et ne répondent plus aux réalités actuelles avec l’avancée fulgurante de la technologie. Les médias privés (radio, TV), complexes hôteliers, bars, restaurant et tout autre espace d’exécution publique des œuvres ne payent aucun droit d’auteur. Ce n’est pas de leur faute car nos textes ne les prévoient pas. Ne parlons même pas de la copie privée (l’utilisation des clés USB, cartes mémoire etc.) et autres nouveaux droits d’auteur qui sont nés. l’Assemblée nationale de Guinée et ses députés affairés ne font rien depuis des années pour l’adoption des lois sur le droit d’auteur qui leur est soumis par le ministère en charge de la Culture. Il est temps d’agir pour le bonheur de nos valeureux créateurs.

Il faut souligner que le BGDA n’est pas une banque. Il a trois (3) missions essentiels à savoir: la perception, la protection et la distribution des redevances aux ayants droits.

A rappeler que lorsqu’un artiste décède, ses héritiers déclarés peuvent toucher son droit d’auteur pendant quatre vingt (80) ans.

Aly Bongo LENO
Journaliste Culturel

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l'info Guinée

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