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BGDA : En route vers l’échec de l’équipe d’Abass Bangoura

A leur arrivée, l’espoir était licite. Cette jeune équipe du BGDA conduite  par Abass Bangoura alertait haut et fort que sa prescription 1ère serait de faire en sorte que les artistes guinéens puissent vivre de leur art en défendant la propriété intellectuelle comme il se doit. Cela devait débuter en janvier 2015 par l’implication de la brigade anti-piratage contre les différentes radios et télévisions privées de la place qui refuseraient de verser les droits de diffusion au Bureau Guinéen du Droit d’Auteurs. Mais à la grande surprise des uns et des autres, rien n’est pour le moment fait dans le sens de cette promesse.

BGDALe Bureau Guinéen du Droit d’Auteurs par la voix de son directeur général adjoint avait annoncé au mois de décembre dans une interview accordée à notre rédaction, qu’à partir du mois de janvier 2015 toute radio ou télévision privée qui refuserait de verser les droits de diffusion au BGDA serait considéré comme pirate, donc s’exposerait à une descente de la brigade anti piraterie à son siège.

Un mois après cette déclaration, le constat est amer sur le terrain, trop tôt peut être pour juger mais pas tôt pour se demander si vraiment ce ne sont pas les mêmes habitudes qui se trament au sein de ce détachement du ministère de la culture et du patrimoine historique. Aujourd’hui, pas mal d’observateurs estiment que le BGDA est simplement une machine qui vise à profiter des artistes au lieu de les rétablir dans leur droit. Le constat est tel que la quasi-totalité des artistes n’ont plus confiance à cette boite qui devrait normalement permettre à tout auteur de profiter de son œuvre intellectuelle pour s’épanouir. L’incapacité de cette structure à gérer convenablement les droits d’exploitations des totalités musiques que proposent les opérateurs de téléphonie de la place est une autre illustration de la faiblesse du BGDA.

BGDAA cela, s’ajoute un autre litige qui oppose aujourd’hui ce bureau chargé de défendre les droit d’artistes à l’Office National du Cinéma Guinéen (ONACIG) qui lui est censé s’occuper de la censure des œuvres audiovisuelles .  Un conflit de compétence qui selon certains acteurs culturels ne devrait pas perdurer sous le regard indifférent du ministère de la culture compte tenu des prérogatives assez différentes des 2 départements en question.

Avec l’arrivée récente des nouveaux hologrammes sur le marché pour limiter le piratage des œuvres artistiques, les regards sont de nouveau braqués sur le BGDA dans l’espoir que les choses vont s’arranger pour les auteurs qui il faut le signaler tire le diable par la queue. Malgré ces efforts, force est de reconnaitre que la propriété intellectuelle n’a pas de valeur en Guinée surtout quand on sait que très peu d’auteurs perçoivent régulièrement des droits. A qui la faute donc ?

Mamadou Alpha Baldé

[email protected]

Visionjeunes.com

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