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Propriété intellectuelle : Abass BANGOURA et son équipe déterminés à redorer le blason du BGDA

Stars des scènes et célèbres à travers leurs œuvres, les artistes guinéens bien que talentueux peinent toujours à jouir des retombés de leurs propriétés intellectuelles et ce malgré les multiples efforts des autorités dans ce sens. C’est pourquoi le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur promet de s’investir activement dans les prochain mois pour relever ce défi.

Ansoumane Souré MARADepuis toujours, les artistes guinéens se plaignent de ne pas percevoir les droits d’auteur comme il se doit. Selon certaines langues, le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur ne joue pas pleinement son rôle. C’est pourquoi dès son arrivé, la nouvelle équipe composée de jeunes a décidé de s’attaquer au nœud du problème. Ceci en vue de remettre les artistes dans leurs droits. C’est en cela que les responsables de cette structure étatique ont d’abord pensé à réunir artistes et producteurs autour d’une même table pour étudier la question. Au cours de cette rencontre, plusieurs propositions ont été faites allant dans le sens de trouver des solutions. « C’était une occasion pour nous de dire aux producteurs de venir déclarer le plus grand nombre de cd au BGDA pour permettre à l’artiste guinéen de vivre de son travail. Nous avons voulu que ça soit 2000 cd au lieu de 1000. Mais comme nous avions eu deux interlocuteurs en face, nous avons jugé nécessaire de prendre le juste milieu, c’est-à-dire 1.500 au lieu de 2000 qui a été proposé par les artistes et 1000 par les producteurs » a rappelé Ansoumane Souré MARA, directeur général adjoint du BGDA.

L’équipe d’Abass BANGOURA s’est également rendue à l’intérieur du pays pour implanter des antennes du BGDA. Elle a par la suite procédé à des opérations contre les pirates dans les marchés de Conakry. Ansoumane MARA promet que cette lutte contre le piratage se poursuivra et s’élargira à tous les niveaux en 2015. « Nous avons une brigade de lutte contre le piratage. Les médias privées, les night clubs, les restaurants sonorisés qui utilisent les œuvres artistiques sans verser des droits d’auteur seront considérés comme des pirates et seront traités comme tels » a-t-il martelé avec insistance. Ce responsable du BGDA assure que la brigade anti- piratage descendra sur tous ces lieux si les concernés refusent de s’acquitter des redevances liées aux droits d’auteur. C’est pourquoi il demande d’ailleurs à l’Etat d’aider sa structure à avoir les moyens matériels nécessaires pour atteindre les objectifs que son département s’est fixé.BGDA

Connaissant les réalités existant sur le terrain, il faut toutefois dire que cette démarche du BGDA bien que salutaire aura bien du mal à aboutir. Au vu du refus des médias de s’acquitter des droits d’auteur à la suite des courriers envoyés par le BGDA,  il faut reconnaitre que ce bureau a du pain sur la planche car au lieu d’être des utilisateurs commerciaux, les médias dont il s’agit affirment être des acteurs majeurs dans la promotion des artistes et de la culture en général.

Mamadou Alpha Baldé

[email protected]

Visionjeunes.com

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