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Drame de Rogbané : Le procès des 8 prévenus délocalisé à la cour d’appel de Conakry

Les 8 prévenus dans l’affaire du drame du Rogbané étaient finalement ce 15 décembre devant la justice. Le procès qui s’est ouvert ce lundi matin au tribunal de première instance de Dixinn a été délocalisé à la cour d’appel de Conakry à cause de l’exigüité de la salle qui a pratiquement refoulé du monde. Egalement parmi les raisons qui ont motivé cette délocalisation de ce procès désormais fixé au 22 décembre, la situation sécuritaire et sanitaire devant permettre la bonne tenue du procès.

Sorel Procès drame de RogbanéIl était 10h20 quand le procès s’est ouvert ce lundi au tribunal de première instance de Dixinn devant une foule de journalistes, d’hommes de culture, d’artistes et d’amis de la culture. Les 8 prévenus dont ; Soriba Sorel Camara, Malick Kébé, Ablaye M’baye, Seydouba Camara, Lévis Saint Etienne Camara, Sékou Batouta Camara, Mohamed Lamine Sylla et Habib Diallo ont d’abord assisté à un plaidoyer de 30mn en faveur de la médiatisation du procès avant d’entendre le juge Manga Douba Sow s’exprimer sur le vif du sujet. Conformément au principe interdisant la couverture des procès,  le tribunal a finalement refusé la requête des journalistes après moult tractations sur la question.

Revenant au dossier proprement dit,  les parties civiles et de la défense ont par la suite demandé une suspension de 5mn pour permettre aux avocats de la défense de se concerter autour d’un certain nombre de questions. De retour dans la salle, les hommes en blouse ont sollicité une délocalisation du procès à cause de l’exigüité de la salle affectant sérieusement les conditions de travail. L’agitation des mouvements de soutien à Ablaye M’baye et Malick Kébé ont été ensuite signalé à la rentrée du tribunal alors que le procès se tenait à l’intérieur. C’est ainsi que le parquet a ordonné la suspension du procès jusqu’au 22 décembre en attendant que le ministère public effectue les démarches nécessaires pour sa délocalisation à la cour d’appel.

Mory Doumbouya« Nous craignons une nouvelle bousculade dans cette salle et il faut aussi souligner les risques de transmission du virus Ebola qui s’offre à nous en travaillant dans ces conditions » a dit Mory Doumbouya, avocat de Malick Kébé insistant sur le fait que les bonnes conditions de tenue d’un procès font parti des droits essentiel de la défense. De son coté, la partie civile a adhéré à la demande des avocats de la défense tout en fustigeant les éloges fais à l’endroit des prévenus. « Nous ne sommes pas des vedettes, mais de simples victimes. Alors nous réclamons justice » a précisé un des avocats de la partie civile.

Tout en acceptant ladite requête, Manga Douba Sow espère que cette délocalisation favorisera de la part des autorités compétentes la construction d’un palais de justice digne du nom dans la commune de Dixinn.

Amadou 2 Barry

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Visionjeunes.com

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