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Ballets africains : Un patrimoine culturel aujourd’hui laissé à la merci des difficultés

Formés il ya 62 ans pour promouvoir la culture guinéenne à travers la danse, les ballets africains manquent aujourd’hui de soutien pour accomplir leur noble mission. Face à ce manque de moyens, cette troupe qui, autrefois représentait honorablement la culture guinéenne et africaine un peu partout dans le monde se trouve dans l’impossibilité de se produire, comme ce fut le cas auparavant. Encore pire, elle est laissée à elle-même conjuguant son quotidien à la merci des difficultés.

Ballets Africains de GuinéeFondés en 1952 par le grand chorégraphe guinéen Fodeba Keita, les ballets africains manquent de tout aujourd’hui. Cette compagnie qui a honoré la Guinée dans le monde a du mal à renouer avec les grandes scènes. Sékou 2 Condé danseur à la retraite est aujourd’hui le chorégraphe de la troupe de danse. Se rappelant des heures de gloire de son groupe, il plaide pour plus d’attention en faveur ce patrimoine culturel guinéen. « Les ballets ont honoré la Guinée. Il faut rappeler qu’à l’occasion du premier spectacle des ballets à Washington, Madame Jacqueline Kennedy était dans la salle. La Guinée était trop grande à cette époque, donc je demande à l’Etat de ne pas oublier ça parce que c’était un grand honneur pour le pays à l’époque du feu président Hamed Sékou Touré » s’est-il souvenu. Poursuivant, Sékou 2 Condé n’a pas manqué de d’évoquer la situation lamentable que traversent actuellement les artistes guinéens : « Depuis 1984, tout est bloqué pour les artistes du point de vue salaire. Et pourtant regrouper plus de 40 à 50 jeunes chaque matin et les crier dessus, sans salaire, c’est un peu difficile, alors qu’avec la première république dès que tu étais retenu on commençait aussitôt à te payer. »

Les difficultés que rencontrent les ballets africains aujourd’hui sont également exprimées par les pionniers de la culture guinéenne. Doyen SOUMAH alias Parisien, est l’un d’eux. « Le palais est toujours occupé, l’Etat doit nous aider en commençant par réparer notre siège qui ce trouve à Coléah pour qu’on puisse travailler tranquillement et aussi régulariser la situation de nos stagiaires » suggère l’actuel régisseur des ballets africains.Les Ballets africains

Il faut noter qu’autrefois, les ballets africains en plus d’être des ambassadeurs de la culture guinéenne étaient également une ressource financière pour la Guinée, car celle-ci se servait des recettes de tournées de ce groupe pour payer ses fonctionnaires. Alors, il serait dommage de laisser ce patrimoine disparaitre alors que le monde entier continue toujours de saluer ses efforts en tant que vecteur de la culture africaine.

Mamadou Alpha Baldé

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Visionjeunes.com

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