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Théâtre : Le CCFG s’apprête à recevoir la pièce ‘’Un cadavre dans l’œil’’ d’Hakim Bah

Le centre culturel franco guinéen recevra les 30 et 31 octobre prochain la pièce ‘’Un cadavre dans l’œil’’ du jeune écrivain guinéen Hakim Bah. Avec une mise en scène de Guy Theunissein de la Belgique, cette création théâtrale fait une rétrospective sur une partie de l’histoire du pont 8 novembre récemment détruit au profil d’un échangeur. La pièce est une coproduction de la Compagnie Zone de turbulence, de la Maison Ephémère cie théâtrale, le Théâtre de Folle Pensée, et du CCFG.

Né de la rencontre avec un homme qui est né dans un camp de détention dans les années 70 sous le règne de Sékou Touré, ‘’Un cadavre dans l’œil’’ donne la parole à Dany qui relate l’histoire de son père détenu au Camp Boiro et pendu par la suite au pont du 8 novembre sous le regard impuissant de sa famille. Entre l’histoire d’une mère et d’un fils ayant assister à l’exécution du mari, du père sous les hourrahs des populations et un retour sur les tragédies du Camp Boiro ou plus de 5000 prisonniers ont perdu la vie, cette pièce s’indigne qu’un peuple puisse aussi facilement oublier l’histoire de ce pont tristement célèbre depuis la 1ère république.

Conférence un cadavre dans l'oeil« ‘’Le cadavre dans l’œil’’ est une vision tout à fait subjective qui pose des questions, qui n’a même pas de réponses, qui ne pose pas de jugements, qui constate les faits, qui rend hommage aux disparus, morts et aux victimes du Camp Boiro » estime le metteur en scène qui reconnait tout de même que le texte est très dure. Pour conformer la pièce au temps, Guy Theunissein apportera une touche assez spéciale dans la représentation. « J’ai choisi de faire sonner les mots très dures d’Hakim Bah avec une musique plus légère, plus vivante qui représente pour moi la vie, la joie, le plaisir et l’optimisme. Et puis, j’ai fais appel à un vidéaste qui va imager le fond de la scène durant la représentation à travers des témoignages, et des images qui vont ponctués le récit » confie-t-il.

Pour le directeur du CCFG, cette création est un travail qu’on peut globalement qualifié de mémoire et ce travail autour de la mémoire est selon lui un des domaines dans lequel le centre culturel franco guinéen s’investit. « Cela parce qu’on considère que notamment en Guinée, il est important que les traces de mémoires puissent se retrouver et notamment dans un pays ou 60% de la population ont moins de 20 ans » renchérit Daniel Couriol. Poursuivant, il indique que le propre de cette création artistique est de poser le doigt là ou ça fait mal pour non seulement dire les choses tels qu’elles sont et surtout pour permettre au public d’être touché, interpelé, questionné sur son propre passé et son identité.

Le comédien Ousmane Bangoura quand à lui affirme qu’en jouant dans ce spectacle, c’est une responsabilité d’artiste doublée d’une responsabilité de citoyen que les acteurs devront avoir en prenant la parole sur ce sujet précis en Guinée et dans la démarche telle que tracée artistiquement.

Amadou 2 Barry

[email protected]

Visionjeunes.com

Un cadavre dans l'oeil

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