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Elie Kamano : « S’il m’arrive quelque chose, c’est Alpha Condé et sa bande »

Jeudi 29 mai dernier, DJ Blacky de la radio Sweet FM et Abdoulaye Camara ont été interpellé par la police pour des fins d’explications par rapport à un mouvement que préside Elie Kamano. Aux dires du reggaeman mis en cause, cette interpellation camoufle une forme d’intimidation à son égard à cause de son engagement pour la mise en place d’une action qui empêchera le système Alpha Condé d’avoir un second mandat en 2015. Pour en parler, notre reporter est allé à la rencontre d’Elie Kamano qui tout au long de l’entretien n’a pas manqué d’élucider l’objectif principal de ce mouvement. Lisez plutôt !

Vision Jeunes : En quoi Elie Kamano dérange ?

Je dérange parce que tout simplement j’ai mis mon mouvement sur pied. Jeudi 29 mai dernier, la sureté nous avait interpelé, c’est moi qu’ils voulaient car là ou je te parle mon telephone est mis sur écoute, on me suit et ils ont porté plainte contre Blacky et Abdoulaye Camara. On a donc répondu ensemble avec Siaka Kébé et Abdou M’Baye. Une fois là-bas, on lui a demandé s’il connait un mouvement d’Elie Kamano et quels sont ses rapports avec ce mouvement parce que j’ai posé mes bases dans tous les quartiers de Conakry.

13714438_1116265608412569_687192907_nC’est Elie Kamano qui était dans le viseur mais le commissaire a dit qu’on ne peut pas l’arrêter maintenant vu qu’on n’a pas assez de preuves et c’est quelqu’un qui pourrait mal réagir pour attirer l’attention des gens. La chance que Blacky a eu c’est parce qu’il est un homme de médias sinon l’intension était de l’enfermer.

Je suis entrain de fédérer toutes les associations au sein de ce mouvement qui a pour slogan ‘’L’avenir ce n’est pas demain mais maintenant’’. Donc je tiens à prévenir que s’il m’arrive quelque chose  c’est Alpha Condé et sa bande.

V-J : Qu’est ce qu’on vous reproche exactement ?

On nous reproche tout simplement de tenir des réunions parce qu’il y’a eu des infiltrés au niveau de notre mouvement qui ont enregistrés ma voix et qui sont allés donner cela aux services secrets d’Alpha Condé. On nous reproche d’avoir entre nous des jeunes intellectuels, conscients et soucieux de l’avenir de ce pays. On nous interdit donc de faire un mouvement.

V-J : Quel est le nom de ce mouvement et quels sont ses objectifs ?

Le mouvement n’a pas un nom mais plutôt une conception idéologique. Il est là à l’image des jeunes du Sénégal qui se sont levés et qui ont compris à un certain moment donné qu’il fallait apporter un changement dans leur pays à travers le mouvement ‘’Y’en a marre’’. A l’image donc de ces jeunes, il faut fédérer toutes les associations de jeunes qui luttent contre ce système dans les quartiers.

Nous les jeunes, on a tendance à nous dire l’avenir nous appartient, mais c’est faux parce que dans 20 ans ce sera l’avenir de nos enfant et non le notre puisse qu’on sera tous au niveau du troisième âge. Il faut qu’on arrête de dire que l’avenir nous appartient car l’avenir c’est maintenant. J’invite les journalistes, les artistes, bref tout le monde pour qu’en 2015 il n’y ait pas d’élections bâclées et que les urnes ne soit pas vide de leurs contenus.

Aujourd’hui, nous devons d’abord lutter contre ce système qui nous a été imposé par l’ethno stratégie et la division des jeunes. J’ai aujourd’hui en main tous les leaders de jeunes de Conakry.

V-J : Est-ce que cette intimidation comme vous le dites n’est pas une façon de freiner votre engagement politique ?

Je ne sais pas si c’est un moyen pour eux de me désengager politiquement mais ils ont déjà commencé à nous intimider.

Aujourd’hui, tout ce que je dis à travers mon téléphone est enregistré à la police car tous les mouvements qu’on a eu à faire depuis le début ont été révélés le jeudi dernier à la sureté. Et tous les numéros que j’ai eus à appeler par rapport à ce projet sont déjà répertoriés à la sureté. Donc à notre niveau on a décidé d’opter pour une autre stratégie pour faire nos réunions, et depuis ce jeudi j’ai engagé des agents de sécurité pour surveiller mon domicile.

Je n’ai pas peur de mourir mais j’ai plutôt peur de mourir en solo sans que personne ne sache comment et pour quelle raison je suis mort. Mais je ne veux pas être un martyr pour tuer mon mouvement, je veux plutôt être un héros vivant.

V-J : Est-ce que vous ne voulez pas profiter de ce mouvement artistique et culturel au quel vous appartenez pour vous bâtir un avenir politique ?

Mon avenir politique dépendra de la ligne à suivre parce qu’aujourd’hui on peut se lancer dans un mouvement qui va peut être nous ouvrir des portes. J’ai toujours dis qu’il n’est pas exclut que je me lance en politique dans l’avenir mais je ne suis pas encore à cette phase.

Mon objectif actuel est de fédérer toutes les associations au sein de ce mouvement afin de dire aux guinéens que la division ne nous conduira qu’à la victoire des gens qui veulent dévaliser la Guinée, à la victoire des gens qui veulent voir le pays toujours en retard. Donc une fois unie, qu’ils craignent notre union et notre prise de conscience.

Entretien réalisé par Amadou 2 Barry

[email protected]

Visionjeunes.com

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