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Lambanyi:Le chef de quartier narre la mésaventure des victimes

Dès après cette  panique cauchemardesque qui  a couté la vie de six personnes à la plage de Lambanyi le 1er janvier 2014, les autorités de la place ont aussitôt décidé de fermer ce lieu de distraction jusqu’à nouvel ordre.

Revenant sur le triste sors de ces victimes, le chef de quartier de Lambanyi, Mamadouba Bangoura dira que «  Cet événement est survenu suite à l’organisation d’une agence avec l’association des jeunes de Lambanyi (AJL) ». Cependant dit- il, il  y a eu de cas malheureux  la nuit du 1er janvier 2014. « On a eu des morts suite à la haute marrée. La marrée montante était tellement violente il y  a eu de panique. »

Et d’expliquer : «  Aussitôt après la panique, la façon dont les gens sont rentré ce n’est pas de la même façon que les gens vont sortir. Un groupe important s’est retrouvé sur le pont qui a été confectionné par les jeunes organisateurs. Un pont de gros bois  qui les a couté plus de cinquante millions. Mais vers la sortie de la plage pour la terre ferme  le pont s’est affaissé, c’est ce qui a provoqué cette panique » a expliqué le chef de quartier. Donnant quelques explications relatives à l’importance de cette plage, il dira que  la plage de Lambanyi est entourée d’une très grande plaine de plus de 600 hectares qui fait l’objet de convoitise par une société qui doit faire une cité moderne.
Selon lui, il y a des bras de mer sur cet endroit et c’est avec la marée montante, que  les bras de mer étaient complément inondé.  Il  précise que la plupart des gens qui ont  emprunté cette plaine la nuit, ne savaient pas comment traversé les bras de mer. Il y avait pour lui  des gens qui avaient monté sur des petits arbres et d’autres sont embourbés dans la boue et d’autres se  sont noyés. Et de regretter : « malheureusement, il y a eu six morts dont cinq par noyade.  Et un peu plutôt aux environs de 13 heures, une fillette qui était assise à cote d’une cour entrain de vendre de l’eau a trouvé la mort.

Ce mur explique t-il s’est effondré  par les mouvements des personnes  et tombé sur la fille qui a été gravement blessée.  Au moment de son transport à l’hôpital de Donka, elle est décédée. Et de souligner «Aussitôt, on a informé les parents qui sont venus récupérer le corps et on l’a inhumée ce jour aux alentours de 17h au cimetière de Cameroun ».

1513279_209250065930424_504758019_nEnsuite dit le chef de quartier, les autorités sur instruction du maire et le commissaire central de Ratoma ont décidé de fermer la plage jusqu’à nouvel ordre. Pour lui, il  faut que toutes les dispositions soient prises pour éviter de tel drame par les autorités locales mais aussi par l’Etat.

Faisant un accent particulier sur les acquis de la plage il a fait savoir qu’il «  est  très  difficile de fermer cette plage. Car c’est la plus belle plage de Conakry avec des sables très fins et une très grande étendue de sable. Donc les gens viennent faire de sport et d’autres viennent pour se distraire. Mais pour accéder à la plage, il faut traverser un bras de mer. Et ce bras de mer, c’est la jeunesse qui entretenait ce pont. Moyennant  les deux ou trois mille francs que les visiteurs paient. Non seulement cela nous aide pour que la jeunesse ne se retrouve pas dans la rue et cette somme aide les jeunes d’entretenir le pont.  Et cela aussi nous aide à lutter contre le chômage et de lutter aussi contre le banditisme ».

Il regrette du fait que présentement tout le monde peut venir sans contrôle. C’est devenu un lieu de dépravation si l’Etat ne prend les dispositions.

Selon Mamadouba Bangoura, la responsabilité est partagée «  Les  parents ont une grande responsabilité parce que  si’’ Takana Zion (reggae men guinéen ndlr)  se déplace ce n’est pas Lambanyi seulement qui va venir, mais plutôt un monde fou. Comment on peut laisser des enfants mineurs venir sur un tel lieu pour faire le commerce. Si les parents avaient pris leurs responsabilités, les enfants ne seraient pas victimes aujourd’hui.

1557592_209250095930421_1281854697_n A souligner que parmi les victimes, il y avait trois garçons et trois filles. « On nous signale des cas de disparus. Des gens le disent. Mais ce n’est pas dans la mer qu’il y a eu le naufrage, c’est au niveau de la plaine. Sur le plan social avec les jeunes, le Chef du quartier a relater ceci : «nous avons constitué une commission pour aller dans les différentes familles endeuillées. Comme le drame s’est passé dans le quartier, on va voir si on peut assister de quelques manières que ça soit aux différentes cérémonies».

Dans la famille d’Aicha Souaré, l’une des victimes de cette tragédie, l’émotion est vive. L’oncle de la défunte, Kandé Lansana  décrit le parcours de la victime en ces termes : «Aicha a eu le bac cette année. Elle a été orientée en  Droit minier à l’université de Titi Camara.  Nous sommes profondément attristés, très indignés et très touchés par rapport à cette disparition. Mais nous nous faisons qu’à nous remettre à Dieu.

Ce qui nous a beaucoup réconfortés c’est à l’annonce de son décès, ce sont les Imams même de notre quartier qui ont demandé à ce qu’on ramène le corps dans notre quartier parce qu’elle était dans l’association des jeunes musulmans du quartier. Même les dix  derniers jours du mois de ramadan, elle les faisait à la mosquée. Elle priait régulièrement. Donc s’était une croyante malgré son âge». Sur le plan de ses études, son oncle nous confie qu’elle était très brillante, très intelligente à l’école».
Aïcha SouaréDécrivant les circonstances dans lesquelles, elle a trouvé la mort, son compagnon Mohamed Camara qui, de justesse s’est échappé de cette apocalypse  fait le récit de cette mésaventure «au moment qu’Aicha et moi étaient entrain de rentrer, on a vu une foule qui criait que le pont s’est effondré. En ce temps, elle a eu peur. Elle me disait qu’elle va mourir. Je l’ai consolé en lui disant de ne pas avoir peur car nous ne sommes  pas les seuls ici.

Au moment que le pont s’effondrait, il y avait d’autres passages mais comme il faisait nuit et il n’y avait pas d’éclairage,  on  s’est abrité à un coin pour se sauver. L’abas, il y avait un seul passage que tout le monde voulait emprunter. Et il y a eu maintenant une bousculade  et on est tombé dans l’eau. Et c’est l’abas qu’on s’est séparé.  A 23 heures, on a aperçu  le corps qui flottait sur les vagues de la mer. Je dis aux gens que c’est le corps d’Aicha. C’est ainsi qu’on l’a pu sortir de l’eau», a pathétiquement témoigné Mohamed Camara.


Saidou Diallo
Visionjeunes.com

 

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