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ENTRETIEN: UMARU BALDE  « je n’ai pas quitté Meurs libre Prod’ Mais nous avons eu à faire une pause »

ENTRETIEN: UMARU BALDE « je n’ai pas quitté Meurs libre Prod’ Mais nous avons eu à faire une pause »

umaruAutodidacte et  passionné de la vidéo, Umaru Baldé est l’un des jeunes qui ont  donné une autre image à  la musique Urbaine guinéenne par des touches magiques qu’il apporte aux clips. De Welya record, au Studio Macson jusqu’à Meurs libre Prod’, comme tout jeune  sa carrière n’a pas connu que des hauts car depuis la fin de la tournée Guinee Urban tour 2 ses relations sont au point mort avec Meurs Libre Prod’ même s’il affirme avoir fait une pause.  Aujourd’hui umaru travaille sur le projet de son premier court métrage. C’est dans ce cadre que notre rédaction lui a tendu son micro. Lisez plutôt

V.J: Comment as-tu embrassé ta carrière de vidéaste ?

En fait j’ai fait la vidéo par passion, je ne sais pas trop comment je me suis retrouvé dedans, parce que depuis tout petit je suis dans la technique sans le savoir et j’étais beaucoup attiré par la création, c’est par la suite que je me suis retrouvé dans ce métier.


V.J: ES-tu passé par une école pour cela ?

Non! Pas tout à fait. Comme je le disais plutôt, j’ai commencé par la technique plus précisément dans le ‘’SON’. J’ai enregistré plusieurs albums que tu as dû écouter. D’ailleurs je pense être le premier ingénieur de son numérique en Guinée. C’est en 2002 que j’ai commencé à faire la vidéo et je suis autodidacte car je n’ai pas fait d’écoles pour cela.


V.J: Des albums que tu as enregistrés ?
J’ai enregistré l’album de MIFA GUEYA, le 2eme album des ESPOIRS DE CORONTHIE, celui de P.WADA, BIG DRE et plusieurs autres dont je ne me souviens plus, que ça soit du coté Rap ou de la musique populaire.


V.J: D’aucuns disent  pourtant que t’a commencé avec la structure Welya records appartenant au Papa de l’artiste DTM ?

Ce n’était pas avec son papa, mais DTM lui-même. Pour la petite histoire c’est à l’occasion d’une compile qu’il préparait que je lui ai donné des idées par rapport au travail qui se faisait, du coup il m’a dit que si j’étais intéressé il pouvait me laisser le studio. Ainsi fait, après la sortie de la compile j’ai rencontré  Prince 4 qui était l’ingénieur de son du moment qui plutard me présenta à YVES Magloire du studio Mackson ou j’ai travaillé trois (3) à quatre (4) ans. Un jour au studio Mackson on concevait le site web de Contact Evolution, dans le site il était question de faire une video qui disait   ‘’ Bonjour je suis le DG de contact évolution, Bienvenue’’. J’ai observé celui qui  faisait le montage, je lui ai demandé de m’aider à avoir le logiciel que j’ai installé et j’ai imprimé l’aide que j’ai lu et c’est comme ca que je me suis imprégné petit a petit. Plutard quand je suis allé à Dakar j’ai trouvé qu’il était plus facile d’apprendre sur internet que de lire l’aide des logiciels. C’est cette assimilation qui m’a propulsée.


V.J: Quelques années plutard tu t’es retrouvé à Meurs libre prod’, comment cela s’est passé ?

C’était à l’occasion du tournage de leur clip Gbin Gbin so, quand on a fini le tournage de peur que le syli soit éliminé avant la fin du clip et vue qu’il n y avait pas d’électricité en Banlieue, ils m’ont proposés de faire le montage dans leur studio à Sandarvalia j’ai donc amené tout mon matos làbà. Quand j’ai fini le montage je n’ai plus repris mon matériel, petit à petit on a commencé à collaborer. Finalement la structure Nasoumar que je formais avec Nasser Diallo de la nostalgie est devenue une forme de zèle  avec le Studio Machallah. C’est ainsi qu’on a travaillé avec mon matériel jusqu’à ce qu’il se gâte, après ils ont eu les moyens d’acheter du nouveau matos. C’est comme ça que cela a continué.

V.J: Après une long période de collaboration, au retour de Guinea Urban tour 2 vous vous êtes séparés, peut-on savoir la cause ?

En fait on ne s’est pas séparés, le studio Machallah est en rénovation en ce moment  donc ya moins d’activités  au niveau de la vidéo. On a quand même eu à faire une pause, entre temps Moussa est resté au Canada, Ablaye n’est pas stable, donc voila.

V.J: A admettre l’idée de la pause, pourquoi cette pause au moment ou la musique urbaine est en plein effervescence ?

Bon si tu regardes  Moussa est au Canada, Ablaye n’est pas stable ici et c’est eux qui sont censés amener des marché et moi exécuter les travaux donc techniquement  je ne peux pas venir m’assoir pendant qu’il n y a pas de marché qui arrivent.


V.J: Alors pendant cette pause que devient  Umaru et quels sont tes projets ?

Je continue mon petit bonhomme de chemin, je suis  l’information de la vidéo, j’ai les derniers logiciels et la dernière technique. A propos des projets, je prépare mon premier court métrage ‘’ ENTRE DEVOIR ET DESIR’’ axé sur la vie sociale avec une association estudiantine (Association pour la renaissance du cinéma guinéen)


V.J: Aujourd’hui avec un penchant pour le cinéma  est ce que tu ne risques  pas d’abandonner la musique ?

Je commence à aller dans le cinéma, cela ne veut pas dire que je vais arrêter les clips mais je vais le faire de moins en moins. Et surtout dans les clips j’ai parfois du mal à m’entendre avec les producteurs, les artistes… pour le non respect des rendez vous, le manque de cohérences  entre la musique et les images, la précipitation et parfois des problèmes de prix, c’est vraiment compliquer parfois.

V.J: Un clip coute combien avec toi ?
Pour un clip  ça dépend beaucoup du scenario.


V.J: En tant que professionnel quelle est ta vision de la vidéo guinéenne ?
Bon! Je dirai qu’elle va évoluer de plus en plus et y aura beaucoup de vidéaste parce que le matériel est à la portée de tout le monde, donc on pourra faire de mêmes images et presque la même technique mais c’est la réalisation qui va différer.


V.J: Quel est ton mot de la fin ?
Mon dernier mot ce que je veux faire un film (rire)

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l'info Guinée

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