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INTERVIEW EXCLUSIVE DE UMZO MANSA-G

INTERVIEW EXCLUSIVE DE UMZO MANSA-G

D’une mère congolaise et d’un père guinéen, OUMAR MANSARE est né le 14 octobre 1984 dans un quartier populaire de BANGUI en République Centre Africaine. Le divorce de ses parents à bas âge lui a fait connaître près de 8 ans de galère dans la rue. Mais avec le courage et la combativité, il a su se frayer un chemin dans un milieu obscur et compliqué.

Sa mère étant proche de PAPA WEMBA lui a sans doute transmis un héritage culturel, celui de la danse zaïroise N’DOMBOLO qu’il a essayé de concilier avec la danse Hip-Hop moderne. Après avoir vécu en Centre Afrique, à Newcastle en Angleterre, à Poitier en France, Oumar débarque à Conakry en 2000.

Trouvant son réconfort dans la danse et la musique, il intègre l’impulsion naturelle qui tue INSTINCT KILLERS sous le pseudo de Steve Killer. Quelques années plutard, un problème familial le mènera au Sénégal et mettra un terme avec le groupe. Aujourd’hui il est animateur à la radio EVASION FM et le pseudo Steve a laissé la place à UMZO MANSA-G.

Qui est UMZO MANSA-G pour ces milliers de lecteurs qui ne te connaissent pas encore?

Je me nomme OUMAR MANSARE avec le nom artistique UMZO MANSA-G, ex-membre d’INSTINCT KILLERS, artiste musicien et danseur.

 

C’est quoi le pseudo UMZO MANSA-G?

EH bien! UMZO c’est Union Mondial Zéro Opération parce que ça me fait très mal quand beaucoup de personnes s’associent en une entité et que cela ne mène à rien, l’ONU en est un exemple concret aujourd’hui. Bien sur c’est une union mondiale mais c’est quoi sa vocation? Le MANSA vient de mon nom Mansaré et le ”G” comme Gang star.

Quelle est la petite histoire de UMZO avec la danse et la musique?

Disons que la danse, je l’ai commencée depuis tout petit. Quand mes parents ont divorcé en Centre Afrique, je me suis retrouvé dans la rue et je dansais le N’DOMBOLO que j’ai puisé chez ma mère dans des bars de Bangui contre des petites pièces. Cela a continué ainsi jusqu’à mon départ pour l’Angleterre, un court séjour en France jusqu’à mon arrivée à Conakry en 2000. Par la suite j’ai intégré le groupe Instinct Killers. La musique a débuté en 2008, après une fracture je me suis retrouvé au Maroc pour des soins, trouvant qu’il était désormais difficile de continuer la danse, je me suis lancé dans la musique. C’est ainsi que j’ai côtoyé le groupe Marocain S.O Clan, Ladal et le congolais Dest’yn.

Pour quoi avoir quitté Instinct Killers et n’avez-vous pas de regret vu maintenant l’évolution actuelle du groupe?

L’histoire remonte à 4 ans j’avais un problème familial c’est en ce moment que j’ai quitté la guinée pour le Sénégal sans avertir le mentor du groupe parce que c’était gênant de déballer ma vie devant tout le groupe. Une fois à Dakar je vivais dans la famille de Degg J Force 3 et en 2007 j’ai appris qu’Instinct devait être à Dakar pour un concours, je me suis préparé pour les accueillir tout en pensant que j’allais danser avec eux mais ils m’ont dit que la structure avait déjà changé parce qu’il y’ avait de nouveaux membres….indirectement j’ai compris que je n’avais plus de place dans le groupe.

 En matière Musicale UMZO est à quel niveau et ya t-il des avancées significatives?

Des avancées oui! Aujourd’hui à moi seul j’ai 35 morceaux finis dans lesquels on retrouve des featuring avec Banlieuz’art, Fish Killer, Singleton, Lil Sossa, Ladal et S.O Clan du Maroc, même dans le 3eme volume de la Saga Hip-Hop mon nom y figure mais ma voix n’était pas dessus parce que le déroulement des faits ne me convenait pas. Dans quelques moi je sortirai un Maxi single de 6 titres intitulé ”apparition” et dans un an peut-être mon album sera sur le marché du disc guinéen.

 Qu’est ce qui t’inspire et de quoi parlent tes textes?

Je m’inspire du quotidien, j’écoute beaucoup BOOBA, TUPAC, LIL WAYNE et les artistes guinéens. Je fais du rap Hardcorp et je suis contre le Rap Bling-Bling, c’est pourquoi j’ai fait un Clash intitulé ”rap à la con” contre ALBERT KECKSON parce que le rap doit avoir un sens, être une source d’éducation et de conscientisation pour cette nouvelle génération.

Quels sont tes projets d’avenir?

Fonder une famille, entretenir mon enfant Kamany et faire une carrière remarquable.

Ton mot de la fin?

Je commencerai par remercier le journal VISION JEUNES, encourager tous les jeunes artistes à faire du sérieux dans ce qu’il font et faire un Big Up à tous ceux qui me connaitront ou reconnaitront à travers ce journal.

 Diallo Mamadou Mouctar Telly

 

 

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